ARTICLE OUEST
FRANCE 17 JUIN 09 À 22 ans, elle importe des scooters chinois
Charlotte
Landeau, responsable des ventes et Nadia Nahari,
responsable administrative de la filiale du groupe
Landeau, accompagnées d'un stagiaire.
À 22 ans, Charlotte Landeau
importe des scooters à bas prix, des scooters low cost
de Chine. Tout en terminant ses études de commerce
international, la benjamine du
groupe Landeau, spécialiste de la
machine-outil basé à Arnage, marche sur les pas de son
père.
« Il voulait importer des scooters de Chine parce
qu'il travaille déjà là-bas pour des presses à injecter
», explique la jeune femme. Encore fallait-il trouver la
qualité. « Nous avons démarré avec de mauvais scooters.
Nous sommes donc allés en Chine pour choisir un
constructeur compétent. On l'a trouvé à Taizhou, dans la
province du Zhejiang. »
Le deux-roues a la cote, surtout en ville : pratique
pour se faufiler dans les embouteillages, il ne
nécessite pas un budget trop important comparé à la
voiture et en cas de retrait de permis, il permet de
circuler (en dessous de 125 cm3). L'étude de marché qu'a
réalisé Charlotte Landeau
a montré les atouts du deux-roues.
Assemblés à Arnage
Mais le low cost peut réserver de désagréables
surprises, comme l'absence de pièce en cas de panne.
C'est sur le service après-vente que la société
Speedcool a misé.
Dans l'usine chinoise où travaillent 2 000 employés,
sont fabriqués les scooters. Expédiés par container et
par bateau, ils arrivent non assemblés à Arnage.
« On les monte, on vérifie toutes les pièces. Nous
vendons aux concessionnaires des produits fiables et en
plus, on fait venir de Chine des containers de pièces
détachées. On assure le service après-vente pendant un
an. »
Les trois salariés de Speedcool
espèrent que la société se développe en
distribuant les deux-roues dans toute la France puis
dans d'autres pays européens. Pour l'instant, les
scooters se vendent principalement dans le sud de la
France, de 1 080 € pour un 50 cm3 à 1 800 € pour un 125
cm3.